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DANS LES MEDIAS - En 2014

"Le journalisme et le sport, une histoire d'amour"
Article du site Lathlete.fr (11/09/2014)

http://lathlete.fr/2014/09/journalisme-sport-histoire-damour/




Article paru dans l'Equipe du 23 mai 2014

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En pleine Lucarne, 24 mai 2014

Laurent Luyat, l'homme des grands événements sportifs de France Télé(D.R)

Luyat : « Je suis un chef d'orchestre »

Quand Roland-Garros et l'été approchent sur France Télévisions, Laurent Luyat ressort ses plus belles vestes pour jouer les chefs d'orchestre des grands événements sportifs du service public. Que pense-t-il de son rôle ? Son avenir est-il ailleurs que sur France Télé ? Il répond sans langue de bois.
Comment appréhendez-vous ce découpage particulier, avec un été toujours très dense* et le reste de l’année (sauf 2014 avec les JO, ndlr) où l’on vous voit moins à l’antenne ? 
Ma présence se concentre sur les grands événements, c’est vrai. Après, il y a des choses que l’on voit moins. « Village Départ », par exemple, pendant le Tour, est une émission qui demande beaucoup de préparation. Celle de Roland Garros me prend moins de temps. J’ai la chance d’être sur la terrasse depuis de nombreuses années, je retrouve vite mes marques, et je suis le tennis assidûment tout au long de la saison.
 
De plus en plus, les droits télés rythment la vie des rédactions sportives. Avez-vous été inquiet pendant les négociations au sujet de Roland Garros ? 
Oui, forcément. On l’était tous d’ailleurs. Ce partenariat a été long à se dessiner. C’est un tournoi assez difficile à retransmettre pour les autres chaînes. Il y a par exemple le risque de la pluie, du match interrompu. On ne sait jamais vraiment à quelle heure ça démarre, à quelle heure ça finit. Pour les chaînes, c’est compliqué de gérer tout ça.
De plus, Roland Garros fait partie du patrimoine et les français prendraient très mal le fait que le tournoi soit diffusé sur les chaînes payantes. Si BeIN Sports obtient un jour l’exclusivité de Roland Garros en obligeant, de fait, les français à payer pour le suivre, ça serait contre-productif pour eux…
 
Pensez-vous qu’il existe un risque que tout finisse par devenir payant ?
Il y a un risque. Heureusement, certains événements sont protégés. Dieu merci ! (il soupire) Mais attention, on n’est pas à l’abri que, dans cinq ou dix ans, une loi annule cette protection. Pour les équipes nationales, qui dépendent de leurs fédérations respectives, qui, elles-mêmes, dépendent de l’Etat, si ça devait arriver, ça serait franchement scandaleux.

 
On parle souvent d’une culture sportive moins présente chez nous, en comparaison avec d’autres pays européens. Tout ça est lié…
C’est vrai. BeIN Sports, avec l’offre qu’ils ont, dans un pays de sport, ils seraient à cinq millions d’abonnés aujourd’hui (NDLR : la chaîne en revendiquait 1,7 million en mai 2014) ! Peut-être que les femmes disent à leur mari: « Attends, tu vas pas regarder du foot tous les jours ! » (rires).


L’acquisition ou non des droits télés a-t-elle un lien direct avec votre futur ? 
Forcément. Même si là, avec le tournoi de Roland Garros dans la balance, la question ne s’est pas posée. A côté de ça, nous avons toujours les Six Nations jusqu’en 2017, le Tour jusqu’en 2020, les Jeux Olympiques jusqu’en 2020 inclus. Et donc, Roland Garros jusqu’en 2018.  
 
Ça constitue une vraie visibilité pour vous à moyen terme…
Oui, et puis, qu’est-ce qui fait six ou sept millions de téléspectateurs aujourd’hui ? Moi, je n’ai pas d’émission régulière, je galère comme un malade pour essayer de faire du divertissement. Mais, quand il y a un grand événement, j’ai la chance d’avoir jusqu’à neuf millions de téléspectateurs devant l’écran.
Mis à part un épisode du Mentalist, plus aucun programme ne fait de telles audiences ! On fait quand même de la télé pour un maximum de gens : c’est un privilège, j’en suis conscient…
 
On parle rarement de vous lors des mercatos…
Je suis très estampillé sport, et aussi très marqué par France Télé. Ici, je fais tous les grands événements. L’offre qui pourrait arriver, il faudrait qu’elle soit au moins aussi forte que ce que je fais actuellement. Pas évident.
Et puis, sur un autre style d’émission, je n’ai pas encore les clés, pas les réseaux. Tant qu’il n’y aura pas quelqu’un qui me fera confiance et ira au-delà de l’étiquette « journaliste de sport », ça sera difficile.
Il n’empêche que si une proposition particulièrement intéressante m’était faite ailleurs, j’y réfléchirais…

 
Votre second tome des « Coups du sport » (éditions Ramsay) est-il important pour votre crédibilité ?
(rires) Non. Le livre, il n’est pas pointu dans le sens où je ne parle pas des schémas tactiques mis en place par Mourinho dans les équipes qu’il a dirigées. Là, je raconte des histoires humaines qui vont presque au-delà du sport.
Ce que j’aime avant tout, c’est l’émotion que procure le sport, qu’elle soit dramatique ou joyeuse.
Je n’ai pas fait ce livre pour acquérir de la crédibilité. Je vous le dis franchement, ceux qui trouvent que je ne suis pas assez crédible, je m’en fous… Moi, je suis un chef d’orchestre : je suis là pour mettre en forme l’événement à l’antenne, pas pour décrypter ou analyser les choses…
 
Le premier des événements qui marquent votre année, c’est Roland Garros. Ce sera votre douzième édition sur la terrasse… Pas lassé ? 
Je me pose toujours la question de savoir si je serai encore motivé une année de plus. Et puis, dès le premier jour, je retrouve la passion intacte. Le fait d’être sur cette terrasse qui surplombe le court, de voir les matchs, c’est un vrai privilège. L’envie, la passion, c’est indispensable. Je veille à ne pas faire l’année de trop…
 
Votre dispositif évolue avec, notamment, l’arrivée d’Amélie Mauresmo…
On a fait cinq éditions avec Tatiana. C’est celle qui a fait le plus d’années parmi nos consultants. Ça marchait bien entre nous, il y avait une vraie complicité. Je la trouvais de mieux en mieux dans ses analyses.
L’arrivée d’Amélie, c’est autre chose : une ancienne numéro un mondiale, victorieuse en Grand Chelem, avec une crédibilité totale. C’est une fille très pointue, qui dit des choses particulièrement intéressantes sur son sport, et qui s’intéresse aussi bien au tennis masculin que féminin. Mauresmo, c’est vraiment une super recrue…

 
Vous êtes depuis plus de dix ans le numéro un lorsqu’il s’agit d’animer les grands événements sportifs du groupe… Avez-vous peur de finir par descendre de l’échelle ? 
Dans ce métier, on n’est jamais à l’abri. Là, je ne suis pas non plus à m’angoisser. Quand on fait ce métier, on a tous dans un coin de notre tête que ça finira par s’arrêter un jour.   Selon moi, ce qui est important dans la vie, c’est d’avoir fait les choses.
Après, c’est un métier où il est quand même difficile d’arrêter. Il y a des mecs pour qui le journalisme, c’est leur vie. Moi, je le comprends ça.
 
Ça me permet de rebondir sur les critiques qui touchent régulièrement le service des sports. C’était encore le cas à Sotchi. Plus que leurs âges respectifs, ce sont les approximations et les maladresses répétées des journalistes qui agacent les téléspectateurs. Comprenez-vous ces réactions souvent très fortes ? 
Oui, oui… Après, on est toujours plus critiqués que les autres sur le service public. 
Sur Sotchi, bien sûr qu’on peut être critiqué, c’est légitime. On fait seize heures d’antenne, on n’est pas infaillibles. Ce qui m’a choqué, c’est qu’il y avait aussi plein de bonnes choses qui ont été occultées… Aujourd’hui, on ne parle que des points négatifs.
Il est paradoxal, ce métier. Il est magnifique et, par ailleurs, c’est aussi un métier de jalousie, de rivalité. Il faut faire attention à tout : aux peaux de bananes, aux gens qui veulent vous piquer votre place, à ceux qui disent du mal quand vous n’êtes pas là… Il faut arriver à vivre avec ça.  Petit à petit, on se blinde.
Mais il y a des choses que je n’aime pas, que j’accepte toujours assez mal. Vous voyez, sur les critiques de Sotchi par exemple. Certains journalistes ont été malhonnêtes : ça, ça me scandalise…
 
Bruno Roger-Petit, par exemple…
Ouais, lui, voilà. Ses articles, c’était d’une malhonnêteté rare ! Ce sont des gens qui nous critiquent pour régler leurs comptes personnels.
Après, on ne va pas se mentir, ça ne m’empêche pas de dormir la nuit. Quand on y pense, ça n’a aucune importance. Avec son article, il s’adresse à une minorité.  Même si, bien sûr, il y a des choses à redire sur notre couverture des événements, bien sûr.
* Cet été Laurent Luyat couvrira Roland-Garros, Le Tour de France avec son émission quotidienne "Village Départ" et animera Stade 2, en direct des Championnats d’Europe d’athlétisme à Zurich, le 17 août, et à Berlin, le dimanche 24, lors des Championnats d’Europe de natation.

 


Article paru dans le TVMag, le 24 mai 2014

Actualité chargée pour Laurent Luyat. Outre la présentation de Roland-Garros, à partir du 25 mai sur France Télévisions, et la publication d'un nouveau livre, le journaliste retrouvera le magazine Village départ, sur France 3, durant le Tour de France cet été. Il animera également Stade 2 en août, durant les congés de Céline Géraud. Laurent Luyat : « Louise Ekland a fait le bon choix de partir sur M6 »
© Nathalie Guyon / France Télévisions

Laurent Luyat, le tournoi de Roland-Garros débute demain sur France 2: quelles sont les nouveautés de l'édition 2014?

Le principal changement, c'est que France Télévisions a renouvelé son contrat jusqu'en 2018. Tatiana Golovin, qui intervenait à mes côtés à l'antenne, n'est plus là puisqu'elle est partie sur beIN Sports. Elle est remplacée par Amélie Mauresmo, de retour chez nous. En ce qui me concerne, je serai toujours sur la terrasse, pour la onzième année consécutive. De temps en temps, je bougerai un peu: j'irai par exemple en tribune présidentielle, pour interviewer des légendes du tennis, où sur un court annexe sur lequel joue un Français. L'idée est de ne pas rester figé sur le plateau. Et puis tous les soirs, je présenterai, sur France 3, Le journal de Roland-Garros : l'émission, qui était jusqu'à présent un format tout en images, renoue avec le direct. Je reviendrai sur les temps forts de la journée en compagnie de nos consultants.

Quelles sont les grandes lignes du dispositif de France Télévisions?

France 2 prend l'antenne l'après-midi à partir de 14 h 55. Nous ne débutons plus les journées à 11 heures comme avant, mais tous les matchs seront accessibles et commentés sur Internet, sur le site francetvsport. À partir de 19 h 50, France 4 prendra le relais jusqu'à la fin des matchs.
 

Une bonne nouvelle pour les fans de Plus belle la vie, qui ne seront pas privés de leur feuilleton...

Ils ne seront pas frustrés par son arrêt... sauf la deuxième semaine : à partir des quarts de finale, quant un match se prolongera au-delà de 19 h 55, il basculera sur France 3. J'ai le sentiment que sur ce point, quoi qu'on fasse, il est impossible de contenter tout le monde. Entre les pro-Plus belle la vie et les pro-tennis, la France est coupée en deux. Quand France 3 diffuse des matchs après 20 heures, ils rassemblent 3 à 4 millions de téléspectateurs, mais cela provoque la colère des fans du feuilleton - ce que je peux comprendre - pour qui Plus belle la vie est un rendez-vous incontournable.
 

On l'a encore constaté lors des JO d'hiver, en février dernier, les journalistes de France Télévisions sont régulièrement la cible de critiques et de moqueries, accusés de trop en faire ou de vouloir voler la vedette aux champions...

Dans les critiques, il y a de tout, des choses justes et injustes. Mais ce bashing systématique occulte tout ce qu'il y a eu de bien à l'antenne, comme la couverture du ski alpin, du snowboard, les duplex avec les familles de nos athlètes... C'est dommage pour la centaine de personnes qui ont travaillé comme des fous sur l'événement. C'est toujours facile de critiquer, même s'il y aurait certaines choses à changer. Sur seize heures d'antenne, il est évident qu'il peut y avoir quelques failles. Si les remarques excessives sont insignifiantes, il faut tenir compte des critiques constructives. Pour ma part, avec l'âge, je fais de plus en plus attention à ne pas trop me mettre en avant. Plus jeune, j'avais un côté «chien fou», j'étais plus dans le paraître. Désormais, je veille à être plus court, plus synthétique dans mes interventions.

Vous venez de publier Les Coups du sport 2 (Ramsay) - en collaboration avec Guillaume Botton -, la suite de votre livre sorti l'an passé...

J'ai été surpris par le succès rencontré par le premier ouvrage, vendu à plus de 15.000 exemplaires. Du coup, l'éditeur m'a commandé un volume 2. Comme il y avait plein d'histoires que je n'ai pu exploiter, j'avais de la matière. Par rapport au précédent, la dimension humaine est encore plus présente: j'évoque notamment l'histoire des rugbymen uruguayens cannibales, celle d'Erik Schinegger - cette skieuse autrichienne qui était en fait un homme - ou de Johnny Weissmuller, qui deviendra Tarzan, sacré champion olympique de natation en 1924. J'ai moi-même été scotché quand j'ai fait toutes les recherches sur ces gens-là. Patrick Sébastien m'a invité pour en parler dans son Plus grand cabaret du monde. Michel Drucker m'a assuré qu'il le présenterai dans son Vivement Dimanche du 15 juin dédié à Yannick Noah. Il est prévu que je fasse également Le grand journal de Canal+ et Touche pas à mon poste! En revanche, je constate que certaines portes me sont fermées: je n'ai eu aucun retour de Laurent Ruquier et de Stéphane Bern. Idem pour Les cinq dernières minutes, la rubrique de fin du JT de 13 heures de France 2.

L'an dernier, Louise Ekland faisait partie de l'équipe de France Télévisions à Roland-Garros: comprenez-vous sa décision de rejoindre M6 ?

Quand je l'ai appris la semaine dernière, je l'ai appelée pour la féliciter. Je suis content pour elle car M6 est une grande chaîne. Louise est une fille bien, avec laquelle je me suis toujours très bien entendu. Elle ne faisait plus grand chose chez nous, elle n'avait que la radio [la matinale de RTL2, NDLR]. Je trouve qu'elle a fait le bon choix, elle hérite d'une émission qui va lui correspondre totalement.
 

Propos recueillis par Laurent Chignaguet
http://tvmag.lefigaro.fr/programme-tv/article/television/81686/laurent-luyat-louise-ekland-a-fait-
le-bon-choix-de-partir-sur-m6-.html

 



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Interview du 24 mai dans le brunch média
 (à partir de la 30ème minute)

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Date de création : 24/05/2014 ~ 13:40
Dernière modification : 05/05/2016 ~ 14:08
Catégorie : DANS LES MEDIAS
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